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FAQ prothèse d’épaule

FAQ — prothèse d’épaule

Prothèse anatomique, prothèse inversée, arthrose, douleur, récupération, durée de vie, conduite, sport et reprise des activités… Les réponses aux questions les plus fréquentes sur la prothèse d’épaule.

Une prothèse d’épaule peut être proposée lorsque l’articulation est très abîmée (os, cartilage, tendons) et que les douleurs ou la perte de fonction persistent malgré les traitements médicaux, les infiltrations et la rééducation.

La prothèse anatomique reproduit l’anatomie naturelle de l’épaule et nécessite une coiffe des rotateurs (= les tendons de l’épaule) fonctionnelle. La prothèse inversée modifie la mécanique de l’épaule pour permettre au muscle deltoïde de compenser une coiffe déficiente, ou une épaule dont l’os est trop abîmé.

La durée de vie d’une prothèse d’épaule est souvent longue, généralement supérieure à 10 ou 15 ans. Elle dépend du type de prothèse, de l’âge du patient, de l’activité physique, de la qualité osseuse. La prothèse anatomique, a une durée de vie inférieure à celle de la prothèse inversée (> 20 ans).

La récupération est progressive. Une amélioration importante est souvent observée dans les 3 premiers mois, mais le résultat continue généralement à progresser pendant 6 à 12 mois après l’intervention.

Une douleur est normale dans les premiers jours après l’opération. Elle est généralement bien contrôlée par l’anesthésie locorégionale et les traitements antalgiques. L’objectif principal de la prothèse est ensuite de diminuer fortement les douleurs liées à l’arthrose ou à la destruction de l’articulation, au bout d’un mois généralement.

La durée d’immobilisation dépend du type de prothèse et des gestes associés. Elle est généralement de 4 semaines pour une prorhèse anatomique, et pas plus de 2 semaines pour une prothèse inversée, avec une reprise progressive des mouvements selon le protocole postopératoire.

La conduite est déconseillée tant que l’épaule est immobilisée et que le contrôle du bras n’est pas suffisant. Elle est souvent reprise après 6-8 semaines, après accord du chirurgien selon la mobilité, la douleur et la sécurité de conduite.

La reprise dépend du type de travail. Une activité de bureau peut parfois être reprise après quelques semaines, tandis qu’un métier physique ou avec port de charges nécessite souvent un arrêt plus long, de 6 mois.

Oui, de nombreux sports peuvent être repris après une prothèse d’épaule, en particulier les activités d’endurance ou de loisir comme la marche, le vélo, la natation douce, le golf ou le tennis loisir. Les sports de contact, de chute ou de force doivent être discutés au cas par cas.

Le tennis de loisir peut parfois être repris après récupération, surtout si le niveau de douleur est faible et que l’épaule est stable et fonctionnelle. Les services puissants, la compétition intensive et les gestes répétés au-dessus de la tête peuvent être compliqués.

Les sports exposant à des chutes, des contacts violents, des mouvements extrêmes ou des charges lourdes sont généralement déconseillés ou à adapter. Cela concerne notamment les sports de combat, certains sports collectifs, la musculation lourde ou les activités avec risque important de chute.

L’objectif est de retrouver une épaule indolore et fonctionnelle. La mobilité obtenue dépend de l’état de l’épaule avant l’opération, du type de prothèse, de la qualité des muscles et de la rééducation. Elle souvent complète après prothèse anatomique, et très bonne après prothèse inversée, avec parfois des difficultés sur les rotations.

Oui, mais pas immédiatement. Le sommeil sur l’épaule opérée redevient possible progressivement lorsque la douleur diminue et que les tissus ont cicatrisé, souvent après 3 mois.

Oui. La rééducation permet de récupérer progressivement la mobilité, d’améliorer la fonction de l’épaule et de retrouver de bons automatismes musculaires. Elle doit être adaptée au type de prothèse et aux consignes postopératoires.

Oui, mais la reprise du port de charges doit être progressive, environ 6 mois. Les charges lourdes, répétées ou au-dessus de l’épaule sont généralement limitées afin de préserver la prothèse et les tissus autour de l’articulation.

Oui, mais cela reste rare. Le risque dépend du type de prothèse, de l’état des muscles, de la qualité des tissus et du respect des consignes postopératoires. Certains mouvements sont évités au début pour limiter ce risque.

Les implants métalliques peuvent parfois être détectés par certains portiques de sécurité. Ce n’est pas systématique. En cas de contrôle, il suffit généralement d’expliquer que vous êtes porteur d’une prothèse d’épaule.

Les risques principaux sont l’infection, la raideur, la luxation, une fracture, l’usure ou le descellement de la prothèse. Ces complications restent peu fréquentes mais doivent être expliquées avant l’intervention.

Oui. Comme toute prothèse articulaire, une prothèse d’épaule peut s’user ou se desceller avec le temps. Ce risque dépend du type de prothèse, de l’activité du patient, de la qualité osseuse et du recul après l’opération. La prothèse anatomique s’use plus vite qu’une prothèse inversée.

Oui, une reprise chirurgicale est possible en cas de complication, d’usure, de descellement, d’instabilité ou d’infection. Il s’agit toutefois d’une chirurgie plus complexe qu’une première prothèse.

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