FAQ — instabilité de l’épaule et butée de Latarjet
Luxation d’épaule, récidive, chirurgie de stabilisation, butée de Latarjet, attelle, douleur, conduite, sport, rugby, escalade et reprise des activités… Les réponses aux questions les plus fréquentes.
Une chirurgie peut être proposée en cas de luxations récidivantes, de sensation d’épaule instable, d’appréhension dans certains mouvements, ou lorsqu’il existe des lésions osseuses augmentant le risque de récidive. Dans certains cas, une chirurgie peut être proposé après le premier épisode de luxation (sport de haut niveau, métiers à risque…).
La butée de Latarjet est une intervention destinée à stabiliser l’épaule. Elle consiste à transférer un petit fragment osseux de la scapula, appelé coracoïde, à l’avant de la glène afin de limiter le risque de nouvelle luxation.
Le choix dépend du type d’instabilité, de l’âge, du sport pratiqué, du nombre de luxations et de l’existence d’une perte osseuse. La butée est souvent privilégiée lorsque le risque de récidive est élevé, notamment chez les patients sportifs ou en cas de lésions osseuses, car elle stabilise mieux l’épaule.
Le risque de récidive après une butée est faible, mais il n’est jamais nul. Il dépend notamment du sport pratiqué, du respect de la rééducation, de la consolidation de la butée et de l’exposition à de nouveaux traumatismes. Il est d’environ 3%.
L’attelle est généralement portée pendant 2 semaines après l’opération. Mais elle peut être retirée pour les mouvements doux et simples.
Une douleur est habituelle dans les premiers jours après l’intervention. Elle est généralement bien contrôlée par l’anesthésie locorégionale et les traitements antalgiques. Elle diminue progressivement au cours 2 semaines suivantes.
La rééducation débute les premiers jours, mais surtout après 2 semaines quand vous retirez l’attelle. Elle est progressive, avec une première phase de protection, puis une récupération de la mobilité, du contrôle musculaire et enfin de la force.
La conduite est déconseillée tant que l’épaule est immobilisée et que le contrôle du bras n’est pas suffisant. Elle est souvent reprise après 4-6 semaines, lorsque la mobilité et la sécurité de conduite sont suffisantes.
La reprise dépend du métier. Un travail de bureau peut être repris plus rapidement qu’un métier manuel, physique ou exposant l’épaule aux efforts, aux chutes ou au port de charges. Au bout de 7 jours si vous pouvez travaillez avec l’attelle, après 3 mois pour un métier physique.
La reprise du sport est progressive. Les activités sans contact peuvent souvent être reprises avant les sports à risque. Les sports de contact, de lancer, de chute ou sollicitant fortement l’épaule nécessitent généralement 4,5 mois de récupération.
Le rugby est un sport de contact exposant l’épaule à des contraintes importantes. La reprise doit être validée après récupération de la mobilité, de la force, de la confiance et consolidation suffisante de la butée. Entre 3 et 6 mois généralement.
Oui, l’escalade peut souvent être reprise progressivement après une butée, mais les mouvements dynamiques, les jetés, les blocages violents et les chutes doivent être réintroduits avec prudence. La reprise dépend du niveau, du type de pratique et de la récupération de l’épaule, en général entre 3 et 6 mois.
Une légère perte de rotation externe peut parfois être observée après une chirurgie de stabilisation. Elle est le plus souvent modérée et peu gênante dans les activités quotidiennes, mais peut être ressentie dans certains sports ou gestes au-dessus de la tête.
La récupération se fait progressivement sur plusieurs mois. Les activités quotidiennes reviennent d’abord, puis la force, la confiance et les gestes sportifs. Le retour complet aux sports exigeants peut nécessiter 3 à 6 mois.
Dans la majorité des cas, la butée consolide correctement. Une absence de consolidation est possible mais rare. Elle peut être favorisée par le tabac, une mauvaise qualité osseuse, un traumatisme ou une reprise trop précoce des contraintes.
Le retrait des vis n’est pas systématique. Il peut être discuté en cas de gêne, de conflit, de douleur liée au matériel ou dans certaines situations particulières après consolidation de la butée.
Oui. Les luxations répétées peuvent abîmer le cartilage, l’os et les tissus stabilisateurs de l’épaule. À long terme, elles peuvent favoriser l’apparition d’une arthrose, surtout en cas d’instabilité ancienne ou de lésions osseuses importantes. C’est une cause fréqsuente d’arthrose avant 50 ans.
Le bilan comprend généralement des radiographies et un arthroscanner. Ces examens permettent d’évaluer les lésions osseuses, le bourrelet glénoïdien, la tête humérale et de choisir la technique chirurgicale la plus adaptée.
Les risques principaux sont l’infection, la raideur, la récidive d’instabilité, l’absence de consolidation de la butée, une gêne liée au matériel, une complication neurologique ou une douleur persistante. Ces risques sont discutés avant l’intervention.
Une instabilité ou des luxations répétées de l’épaule ?
Nos chirurgiens spécialistes de l’épaule vous reçoivent en consultation pour évaluer votre situation et discuter du traitement le plus adapté.



